Noël : quand le Dieu-Père tombe en amour
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(23 décembre 2018)

Le ciel maintenant
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(23 juillet 2017)

Les mutants sont parmi nous
Jacques Godbout
(25 septembre 2016)

Les principaux codes de l'apocalypse
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(11 septembre 2016)

Propositions pour une Église d'avenir
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(28 août 2016)

Pardonner: Naïveté ou sagesse?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(5 juin 2016)

Vivre déjà dans la miséricorde!
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(22 mai 2016)

Ni relativisme ni absolutisme: pour un christianisme d'ici
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(15 mai 2016)

Quand la religion se fait prétexte
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(1 mai 2016)

Satan et l'enfer: On en parle encore?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(24 avril 2016)

Pour se défaire des ses poisons, pour une foi possible encore!
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(17 avril 2016)

L'Apocalypse: terreur ou joyeuse nouvelle?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(10 avril 2016)

Résurrection: mais pour quel corps?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(27 mars 2016)

Une vie achevée en résurrection
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(20 mars 2016)

Péché originel ou manque originel de moyen de salut?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(28 février 2016)

Dieu absent ou réduit au silence?
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(28 février 2016)

Notre Père: une prière tournée vers l'avenir
Pierre-Gervais Majeau, ptre, diocèse de Joliette
(21 février 2016)

Réflexions antérieures




Évangile du 15 septembre 2019

Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire
Luc (Lc 15,1-32)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »


Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire (15 septembre 2019)
Homélie par Pierre Lefebvre, bibliste

Jésus et la miséricorde de Dieu

En ce 24e dimanche du temps ordinaire de l’année C, le lectionnaire dominical nous révèle que le péché de l'homme ne viendra jamais à bout de la miséricorde de Dieu. Dans la première lecture (Ex. 32,7- 11.13-14), face à la rébellion de son peuple (épisode du veau d'or), Dieu est en colère et veut exterminer les siens. Mais Moïse plaide la cause de son peuple et réussit à apaiser la colère de Dieu, en lui rappelant ses exploits pour libérer son peuple d'Égypte. Dans la seconde lecture, tirée de la 1 ère lettre à Timothée (1 Tm 1,12-17), on nous présente l’effet de la miséricorde de Dieu sur Paul, le persécuteur qui deviendra apôtre. En Luc 15,1-32, sont regroupés trois paraboles de la miséricorde, dont la fonction est de légitimer l'accueil que Jésus réserve aux pécheurs (Lc 15,2b). La miséricorde de Dieu est tout à la fois naturelle (Lc 15,4-10) et inespérée (Lc 15,11-24), et c'est de manière remarquable que les derniers versets du chapitre (Lc 15,25-32) interpellent ceux qui murmurent. L'introduction commande l'ensemble des trois paraboles, qui nous informent de deux façons: l'une par le narrateur: les collecteurs d'impôts et les pécheurs s'approchent tous de Jésus pour l'écouter; - l'autre par la bouche des personnages (pharisiens et scribes): Jésus mange avec les pécheurs, d'où les murmures des pharisiens et des scribes. Dans les vv.3-10, on retrouve les deux premières paraboles, bâties sur le même schéma, avec une question rhétorique au début et une conclusion sur la joie au Ciel.

Texte intégral



Raymond Gravel, un sacré curé!

Présentation du documentaire
Présenté le jeudi 13 aoùt 2015 à Télé-Québec.
L’abbé Raymond Gravel ne sera jamais canonisé, mais sa vie en aura inspiré plus d’un. Ordonné prêtre en 1986, il a osé remettre en question les dogmes de l’Église catholique, notamment à propos du mariage entre conjoints de même sexe, du droit à l’avortement et de l’euthanasie.
L’amour de l’abbé Gravel pour l’Église l’a poussé à tenter de la moderniser, voire de la défier de l’intérieur pour la rapprocher du message évangélique auquel il croyait. En plus d’avoir été prêtre, Raymond Gravel a aussi été aumônier auprès des pompiers et des policiers, et avant cela, député fédéral pour le Bloc québécois, barman et prostitué. Quel a été le parcours de l’homme derrière le personnage public? Qu’est-ce qui l’a conduit à devenir prêtre alors qu’il a ensuite sévèrement critiqué son institution? (Source: Télé-Québec)

Disponible en visionnement.


Disponible en librairie



Une biographie complète et autorisée a été rédigée avec beaucoup de professionnalisme par M. Claude Gravel.

Pour connaître la vie de l'abbé Raymond Gravel, ce prêtre hors du commun qui nous a quitté le 11 août dernier, ce livre saura sûrement vous intéresser.


Pour en savoir davantage...




PÈLERINAGES ET VOYAGES CULTURELS 2019


Vous trouverez, en annexe, les différents pèlerinages et voyages culturels qui auront lieu durant l'année 2019.

Document en annexe



par Pierre-Gervais Majeau, ptre

La parabole des deux sacs


Deux sacs étaient posés sur le bureau de Crésus. L’un était plein de rouleaux d’or, il se tenait la tête haute et bien droit. Il disait à son voisin : « Mon cher, en vérité, tu n’as pas assez de fierté. Pour quel motif, pour quelle faute, ton front, avec humilité, est-il ainsi incliné vers la terre? » L’autre sac répondit avec simplicité : « Je suis vide, c’est la cause assez claire de mon abaissement. Plein d’or, vous restez droit avec simplicité; mon humble attitude, au contraire, vous prouve la difficulté de conserver sa dignité lorsque l’on est dans la misère. » ( Une fable de Parthon de Von )
S’il est vrai que tous les humains naissent égaux en droits et en dignité, il appert cependant qu’ils n’auront pas tous la même chance d’accéder à la richesse étant donné les disparités culturelles, climatiques ,personnelles ou autres. S’il est vrai que dans la vie tout est don et que rien n’est dû, il est aussi vrai que nous n’ayons pas tous les mêmes aptitudes à gérer l’économie et les affaires. Il faut donc des mesures de compensation et de redistribution. La richesse ne descend pas du ciel, elle est créée par le travail et par la capacité de la produire. Sans entrer dans un débat complexe, on peut cependant dire qu’il est plus facile d’avoir la tête haute et de se tenir bien droit quand on est gonflé d’or comme ce sac et qu’il est presqu’impossible de conserver sa dignité quand on est dans la misère. Cette question de la redistribution est actuelle depuis que le monde est monde comme en fait foi l’histoire qui vient maintenant.

Texte intégral


Disponible en librairie

Pierre-Gervais Majeau relit ici l’Évangile à la lumière des fables de grands auteurs de toutes les époques, d’Ésope au contemporain Bruno Ferrero en passant par Jean de La Fontaine. Textes laïques et chrétiens s’éclairent alors mutuellement, les premiers dévoilant toute leur profondeur spirituelle et les seconds toute leur humanité.

Une fenêtre ouverte sur la liberté et sur la vie en plénitude. Des fables et textes évangéliques réunis dans un réjouissant mariage. Une lecture spirituelle à portée universelle.

Éditions Médiaspaul
256 pages



Mise à jour le 10 septembre 2019  -   Contacter le webmestre

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